Vers un statut international des étudiants handicapés ?

Guid'Formation | 04.07.2017 à 17h30 Mis à jour le 04.07.2017 à 17h30
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La Conférence des Grandes Ecoles (CGE), la FÉDÉEH (le mouvement des jeunes handinamiques) et Hanploi CED se mobilisent pour la création d’un statut international d’étudiant-e en situation de handicap à l’ONU, afin d’apporter des solutions concrètes pour l’accès aux cursus internationaux. Une problématique que pourrait intégrer un jour le gouvernement Français.
 
L’enseignement supérieur (universités et grandes écoles) accueille aujourd’hui plus de 23 300 étudiants en situation de handicap (source : MENESR - Septembre 2016) et ce chiffre progresse de 13 % chaque année. Dans les grandes écoles en particulier, environ 80 % des étudiants ont au moins une expérience à l’étranger au cours de leur cursus.
 
Or, la CGE et la FÉDÉEH ont fait le constat que l’accès à la dimension internationale des cursus de l’enseignement supérieur reste très difficile pour les étudiant-e-s en situation de handicap. Quatre freins principaux ont été identifiés :
- Un frein à l’accès aux soins et à l’accès thérapeutique ;
- Un frein à la liberté d’aller et venir (problème d’accès aux transports) ;
- Un frein à l’accompagnement à la vie sociale, culturelle et personnelle ;
- Des barrières administratives et surcoûts discriminatoires.
 
Ce statut international d’étudiant-e serait articulé autour de 4 axes :
- un axe diplomatique avec la mise en place d’un référent handicap dans chaque
ambassade et consulat ;
- un axe médical pour permettre la disponibilité du traitement et faciliter son remboursement par le pays d’origine ;
- un axe financier pour limiter les surcoûts liés au handicap (notamment l’accès aux services locaux de transports adaptés)
- un axe administratif matérialisé par un document opposable sous la forme d’une carte internationale unique.
 
La CGE, accompagnée de la FÉDÉEH et de Hanploi CED, ont soumis leur contribution au Haut Commissariat aux Droits de l’Homme fin juin 2017. Ils ont reçu le soutien de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) qui salue cette initiative. Le Défenseur des Droits a également accueilli favorablement la démarche. Une lettre va être transmise à Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, pour la convaincre de l’intérêt de l’initiative. Le gouvernement français devrait décider courant octobre d’intégrer ou non cette problématique au prochain EPU (Examen Périodique Universel) prévu pour janvier 2018.