Élise, ancienne étudiante en communication par correspondance

Guid'Formation | 21.01.2016 à 16h57 Mis à jour le 16.01.2017 à 16h20
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Nous avons rencontré Élise, étudiante en 3e année de Licence Sciences du Langage, parcours « communication et médias » à l’UPJV (Université de Picardie Jules Verne)  d’Amiens, et qui a effectué ses deux premières années par correspondance. Elle nous explique les spécificités d’une formation suivie dans ce format.

Guid’Formation : Pouvez-vous me rappeler votre cursus dans le domaine de la communication ?
 
Élise Follet : Suite à l’obtention de mon Bac L, j’ai décidé de partir à l’étranger afin de parfaire ma maitrise des langues étrangères. Je me suis donc orienté vers un parcours de jeune fille au pair dans la ville de Londres. Une fois sur place, j’ai pris la décision d’entamer mes études par correspondance afin de mettre un pied dans les études supérieures. Étant donné que j’avais pas mal de temps libre, je me suis dit que cela serait une bonne idée.
 
Je me suis tourné vers le domaine de la communication puisque ce dernier m’intéressait grandement. J’ai donc entamé une première année de Licence Sciences du Langage parcours « communication et médias » en correspondance avec l’université Paul-Valéry Montpellier 3.
 
« J’ai lu la plaquette de formation, me suis renseignée sur son contenu et je me suis lancée ! »
 
 
Guid’Formation : Avez-vous eu des difficultés pour trouver un établissement qui offre ce type de formation/de cursus ?
 
E.F : Pour ma part, cela n’a pas forcément été difficile trouver une formation. Je me suis renseignée sur Internet et puis je suis tombée sur cette Licence proposée par Montpellier 3. J’ai lu la plaquette de formation, me suis renseignée sur son contenu et je me suis lancée ! Pour tout vous dire, il m’a suffi de taper « Licence communication en correspondance » sur Google et le tour était joué !
 
Plus sérieusement, je pense que cela n’est quand même pas chose facile. L’offre de formation par correspondance n’est pas si immense que cela et il faut être très motivé pour trouver son bonheur. Par exemple, je suis en train de me renseigner pour continuer en Master par correspondance, et dans le domaine de la communication, il n’y en a pas énormément.
 
Guid’Formation : Avec quels outils avez-vous travaillé durant ces deux années ?
 
E.F : Dans mon cas, je suis passée directement par une université. Cela veut donc dire que j’ai étudié sur la même plateforme que les étudiants suivant le cursus en présentiel : la plateformeMoodle. C’est un outil d’e-learning totalement gratuit et mis en ligne pour les étudiants. Nos enseignants pouvaient y déposer des ressources (cours, liens internet, fichiers vidéos…) mais également des activités (devoirs, forums, tests, sondages…).
 
Le seul inconvénient que je retiens de cette plateforme est le fait que tous les cours étaient en format PDF. Parfois, il était fatiguant de lire les cours directement sur un écran d’ordinateur sans aucunes interactions avec un professeur ou nos camarades. Il faut se forcer à rester concentré dessus pour ne pas perdre le fil.
 
Guid’Formation : Dans un cursus comme le vôtre, comment se déroule  les évaluations ?
 
E.F : Cela dépend beaucoup des matières et des professeurs. Certaines matières devaient être validées par le rendu de devoirs ou de dossiers envoyés par mail et qui allait ensuite être notés. Notes qui compteraient pour la note finale de la matière en question.
 
Lors de mes deux années de partenariat avec Montpellier, il a fallu se rendre sur place à plusieurs reprises.
Deux sessions étaient organisées, chaque année, afin de passer les contrôles finaux. Une première en mai (pas obligatoire mais fortement conseillée) et une autre en juin.
Il y avait également certaines matières que l’on devait valider deux fois dans l’année, sur le même système que les partiels que connaissent tous les étudiants de fac en France.
 
L’inconvénient principal de ce type de notation est sans aucun doute le déplacement jusqu’à l’université Paul-Valéry de Montpellier. Il a fallu se déplacer depuis Amiens puis trouver un logement, ce qui a donc entrainé des coûts supplémentaires. Mais cela m’a permis d’obtenir mes deux premières années de licence.
 
« La motivation est une difficulté supplémentaire »
 
 
Guid’Formation : Vous avez évoqué les inconvénients tout à l’heure…  Quelles ont été, pour vous, les principales difficultés rencontrées pendant ces études ? Le fait d’étudier à l’étranger peut-être ?
 
E.F : Le fait de se trouver à l’étranger n’a pas été une chose rendant le cursus plus compliqué. En effet, j’ai effectué ma deuxième année de Licence, toujours en correspondance mais depuis la France. Il était impossible pour moi de partir vivre à Montpellier et la ville où je réside, Amiens, ne proposait pas de L2.
 
Je dirais que la principale difficulté réside dans le fait que nous ne sommes pas encadrés. En effet, le cadre que l’on a tous connu lors nos années de lycée n’est plus là et cela peut parfois être déroutant lorsque l’on s’engage dans des études à distance.
 
On est totalement autonomes, on doit chercher par soi-même une solution lorsque l’on ne comprend pas en faisant des recherches par exemple. Mais heureusement, nous avons la possibilité de se soutenir entre étudiants effectuant ce type de parcours.. J’ai trouvé un groupe Facebook recensant tous les étudiants effectuant la même formation que moi. Cela permet de s’entraider et de se sentir moins seul à certains moments. Il m’est même arrivé d’appeler une fille rencontrée sur ce groupe afin qu’on puisse se motiver mutuellement ! Cela m’a réellement aidé, étant donné que les professeurs n’ont pas forcément le temps de répondre à nos mails en cas de problème.
 
Enfin, je mettrais également en avant le fait que la motivation est une difficulté supplémentaire. Quand on étudie à distance, on n’a pas du tout de rythme imposé comme c’est le cas dans des études classiques. On peut parfois s’en plaindre, mais finalement ce n’est pas si mal que ça ! La clef réside dans l’assiduité au travail. Après tout, c’est nous même qui avons choisi ce type d’études donc il faut vraiment être appliqué et régulier. Afin de m’aider dans mon programme de travail, j’ai établi moi-même mon propre emploi du temps afin d’avoir un certain cadre et de suivre une progression dans mon travail.

Guid’Formation : Une question que se pose souvent les étudiants… Qu’en est-il des aides qui peuvent être accordées dans le cas d’études par correspondance ?
 
E.F Lors de ces deux années, j’ai bénéficié d’un statut totalement identique à celui d’un étudiant en présentiel. J’ai bénéficié d’une carte étudiante qui donne droit à un certain nombre d’avantages et de bons plans (comme des réductions chez Mc Donald’s par exemple !). La bourse est également accessible via le Crous et la procédure est la même que pour le reste des étudiants français.
 
Je n’ai pas bénéficié d’aide en plus ou en moins. Au contraire, il a même fallu que je paye un petit supplément d’environ 100 € lors de mon inscription dans ce type de parcours à distance.
 
Guid’Formation : Vous êtes donc aujourd’hui retournée dans un parcours classique ?
 
E.F : Exactement. Étant donné que l’université d’Amiens propose la 3e année de la Licence Sciences du Langage parcours « Communications et médias », je me suis redirigée vers des études en présentiel. Cela peut-être un peu dépaysant au début mais l’on retrouve vite ses habitudes d’étudiant !
 
Cependant, je n’exclus pas de poursuivre vers un Master en correspondance. En effet, cela m’a apporté tellement de bonnes choses que je pourrais renouveler l’expérience.
 
Guid’Formation : Si vous aviez un conseil à donner aux étudiants qui nous lisent et qui souhaiteraient s’orienter vers des études par correspondance, quel serait-il ?

E.F : De ne pas se décourager à la moindre faiblesse ou à la moindre petite perte de motivation. La correspondance est une superbe expérience pour améliorer son autonomie, son organisation, et dans mon cas, la maitrise de l’anglais.  On peut également en profiter pour faire des stages à côté des études ou même travailler pour bénéficier d’une expérience professionnelle toujours plus grande !
 
Propos recueillis par Alex Sauvé, janvier 2016.