Léna, étudiante en science politique et ancienne assistante de langue

Guid'Formation | 08.02.2017 à 09h46 Mis à jour le 08.02.2017 à 09h49
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Nous avons rencontré Léna, étudiante en Master 1 de Science Politique à l’université Lille 2. Elle a accepté d’évoquer, avec nous, son parcours qui l’a notamment mené de l’autre côté de la Manche, dans la ville anglaise de Bedford.

Guid’Formation : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours depuis l’obtention de votre Bac ?
 
Léna Telliez : Après mon bac L, je suis partie en classe préparatoire littéraire (hypokhâgne/khâgne) au lycée Faidherbe à Lille. J’ai ensuite intégré la L3 « Science Politique » à l’université Lille II.

Après cette année de licence, j’ai eu l’opportunité de partir 8 mois en Angleterre pour devenir assistante de langue. En rentrant, j’ai continué ma formation en science politique au sein du Master 1 à Lille II : là où je suis actuellement.

« Une fois les premières mauvaises notes encaissées et les amis rencontrés,
 on prend le pli, on s’y fait »
 
Guid’Formation : Certains étudiants éprouvent des difficultés lors de leur entrée dans les études supérieures… Comment avez-vous ressenti votre parcours en prépa ?
 
L.T : Passer du lycée à la prépa n’était pas chose aisée. En effet, la dose de travail personnel et l’exigence demandée ont été accablantes dès le début. Néanmoins, une fois les premières mauvaises notes encaissées et les amis rencontrés, on prend le pli, on s’y fait ! Il faut juste s’accrocher.
 
Guid’Formation : La licence 3 « Science Politique » de Lille 2 se veut pluridisciplinaire. Pour vous, qu’est-ce que cette année vous a apporté du point de vue des compétences ?
 
L.T : L’année en "science po" à Lille II a été une grande découverte. Je n’avais jamais fait de sociologie, matière qui est au centre de cette formation. En termes de compétences, certains TD m’ont appris à aller « sur le terrain », c’est-à-dire, à étudier d’un point de vue sociologique des personnes ou des situations : ce que je trouve, pour ma part, passionnant.
 
Guid’Formation : Comment s’organise le parcours à l’étranger au sein de l’université ?
 
L.T : En réalité, je ne suis pas partie avec ma fac. Mon année en Angleterre était une année de césure entre la L3 et le M1. Cependant, c’est la fac qui m’a permis de connaître le CIEP*, l’organisme qui permet de partir à l’étranger en tant qu’assistante de français.

Pour partir en Angleterre, il faut avoir une licence, et ce, peu importe la matière, même si les cursus de langue sont plus appréciés. De plus, il faut passer un entretien en anglais avec un professeur de son université. La lettre de motivation en anglais et le CV sont aussi de la partie. Rien de bien méchant, je suis partie là-bas avec un niveau d’anglais très bancal !
 
Guid’Formation : Une fois en Angleterre, qu’en est-il des aides qui sont accordées aux étudiants dans votre situation ? La faculté vous accompagne-t-elle dans vos démarches ?
 
L.T : Lorsque je suis partie, je n’étais plus étudiante et donc je n’avais aucune bourse. Mais le travail comme assistante est rémunéré par l’école. Cependant, je sais que certaines facultés reconnaissent officiellement l’année de césure, c’est-à-dire, que l’on peut partir comme assistante en percevant les bourses.
 
Guid’Formation : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistait exactement votre travail au sein du collège/lycée près de Bedford ?

L.T : Au sein de mon école, je devais aider les élèves à progresser en français. Par petit groupe ou individuellement, nous faisions ensemble des exercices de prononciation et d’apprentissage de vocabulaire. Avec les élèves les plus âgés (équivalent de la première et de la terminale), nous avions un rendez-vous hebdomadaire individuel pour les préparer aux épreuves orales de leur bac.
 
Guid’Formation : Actuellement, que faites-vous comme parcours ? Avez-vous continué au sein de l’université Lille 2 ?

L.T : Aujourd’hui, je continue mon cursus à Lille II en science politique : c’est encore très généraliste pour le moment et me permet d’étudier des domaines divers comme les relations internationales, la sociologie politique ou encore, l’analyse des politiques publiques.
 
« C’est une occasion unique de vivre dans un pays étranger sans trop de contraintes. »
 
Guid’Formation : Et enfin, dernière question : de nombreux étudiants ont peur de franchir le pas et de partir à l’étranger. Si vous aviez un conseil à leur donner, quel serait-il ?
 
L.T : Je conseillerai à tous ceux qui veulent partir à l’étranger de le faire, de ne pas hésiter ! C’est une occasion unique de vivre dans un pays étranger sans trop de contraintes.

Même si c’est difficile au début, que l’on ne connait personne et que l’on ne parle pas la langue, il faut persévérer. Il est certain que vous allez vivre des moments que vous ne vivrez jamais ailleurs.
 
Propos recueillis par Alex Sauvé, février 2017.

*Le Centre International d’Études Pédagogues (CIEP) est un organisme rattaché au ministère de l’Éducation Nationale dont la mission et de promouvoir/diffuser la langue française à travers le monde par la formation et la délivrance de certifications en francais. La mobilité internationale est également au cœur de ses préoccupations à travers des programmes d’échanges d’assistants de langues.