L’université : un vaste choix de formations

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L’université est, de loin, la destination préférée des bacheliers littéraires après l’obtention du Bac. En 2013, 66,4 % d’entre eux se sont dirigés vers les nombreuses filières qu’elle couvre.
Pour être réussi, le choix de l’université ne doit pas être fait par défaut : vous devez savoir à quoi vous vous engagez. Voici les filières de prédilection des littéraires.
 

Votre profil est-il adapté ?

C’est bien connu, l’étudiant qui intègre la fac doit être autonome et motivée. Les tentations sont légion et nombreux sont celles et ceux qui abandonnent avant même d’arriver au bout de leur première année, pour se réorienter ou occuper un job en attendant…
La présence en cours n’est pas obligatoire. Un certain nombre d’absence est toléré concernant les TD (travaux dirigés) et le contrôle continu des connaissances se veut extrêmement faible, voire inexistant selon les universités. La majorité du travail est à réaliser soi-même chez soi, ou au sein de la bibliothèque universitaire que l’on ne saurait trop vous conseiller de fréquenter avec ardeur.


Tout savoir sur la licence

Afin d’harmoniser la valeur des diplômes et de faciliter ainsi les échanges étudiants, notamment au niveau européen, le cursus universitaire français s’organise autour du système LMD (Licence – Master – Doctorat). Chaque lettre fait référence au grade universitaire qu’il représente et au diplôme sanctionnant un certain nombre de semestres validés.
La licence est un diplôme de niveau Bac +3 permettant d’accéder à la préparation d’un master. Elle est composée de 6 semestres affectés de 30 crédits ECTS chacun (180 crédits au total). Chaque enseignement du semestre se voit attribuer un nombre de crédits relatif au volume horaire de cours dispensés et à l’investissement personnel requis. Sous certaines conditions, les crédits ECTS sont transférables d’un cursus à un autre et permettent d’emprunter des « passerelles ». Ce système de crédits, établi dans la plupart des structures d’enseignement supérieur européennes vous permet de valider vos semestres dans le cadre d’un programme suivi à l’étranger.

Accessible après un Bac +2, la licence professionnelle dispense des enseignements plus pratiques et permet à l’étudiant de réaliser une large partie de son cursus en entreprise (par le biais d’un stage ou en alternance).

Une fois la licence en poche, vous pouvez entreprendre un master, qui se réalise en deux ans (4 semestres) et aboutit à un niveau Bac +5. Vital pour une insertion professionnelle de haut standing, le master peut également mener à la préparation d’études doctorales, sanctionnées par un Bac +8.

 
Les parcours phares
    

Arts, lettres, langues : domaine privilégié
 
La licence de lettres classiques mène principalement à l’enseignement, tout comme les lettres modernes, qui ouvrent cependant des portes dans l’édition, l’information et la communication. Les langues étrangères conduisent bien sûr à l’enseignement mais aussi à l’entreprise si elles sont associées à du droit, de l’économie, de la gestion, etc.

- A noter: la filière des Arts conduit à des métiers variés. Ces professions s’étendent au domaine de la culture, de l’enseignement, de la création ou encore de la communication. Prenez bien le temps de vous renseigner sur les débouchés de chaque filière.

 
Sciences humaines et sociales: 25 % des inscrits viennent de L
 
Philosophie, histoire, géographie, sociologie, psychologie... Pour ces trois dernières disciplines, mieux vaut avoir pris une option « maths » en terminale.

Les débouchés sont très variés et dépendent du niveau d’études, de la spécialisation et de la multiplicité des compétences. Renseignez-vous sérieusement en amont.

- La psychologie, qui tente tant d’élèves, fait appel à des connaissances scientifiques pointues.

 
Droit: 17 % des inscrits viennent de L
 
En 20 ans, le nombre d’étudiants inscrits dans les filières universitaires de droit/sciences politiques a doublé.
  • Des études longues: de 5 à 8 ans, ces études exigent un esprit d’analyse et de synthèse, une bonne mémoire et beaucoup de rigueur.
  • Débouchés: ils ne se limitent pas à des métiers juridiques ou administratifs. Des secteurs comme les assurances, les banques, l’immobilier ou la communication recrutent toujours des juristes.