Étudier les langues à l’université après le Bac L

Guid'Formation | 19.09.2016 à 10h27 Mis à jour le 19.09.2016 à 10h28
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Le cursus dans le domaine des langues est relativement prisé par les bacheliers littéraires. En effet, c’est plus d’un tiers des étudiants en langues qui proviennent du Bac L. Pour beaucoup, il s’agit d’une voie parfaite pour entamer « l’après Bac L ».

Mais il reste encore un choix à faire au sein du domaine linguistique. Il existedeux formations qui touche à ce secteur mais qui sont différentes les unes des autres.

Licence LEA (Langues Étrangères Appliqués) ou Licence LLCE (Langue, Littéraire et Civilisation Étrangère) ? On vous donne les clés pour choisir votre formation post Bac L.

La licence LEA : parfaite pour évoluer sereinement dans le monde des affaires

Le principal objectif de cette formation en trois ans est de former les étudiants à la pratique de deux langues étrangères appliquées à l’entreprise. L’étudiant devra donc faire les choix de savoirs quels sont les deux langues qu’il va vouloir approfondir. Si le plus souvent, la première langue choisie est l’anglais, le deuxième choix va varier d’un établissement à un autre : espagnol, allemand, chinois, russe, portugais… Le choix est vaste.

Bien entendu, un bon niveau en langue est requis pour réussir ses études. Les trois années du cursus vont être découpées de la façon suivante :
  • 1è année : année plutôt générale avec des enseignements de langue mais aussi l’étude des sociétés contemporaines, de l’histoire et de l’économie des pays choisis ;
  • 2è année : suite logique de la première année et début de spécialisation dans des domaines variés tels que la traduction, le commerce ou encore l’informatique ;
  • 3è année : spécialisation définitive et ouverture au monde professionnel avec l’apparition des conférences avec des professionnels et les stages.

C’est une formation qui dépasse la cadre littéraire (même s’il reste présent) pour délivrer un diplôme complet et qui donne les clés pour réussir dans le monde professionnel. Autre avantage, les cours vont pouvoir être dispensés par des professionnels. Ainsi, parler d’économie international ou de gestion de projet avec une personne experte sur le sujet a ainsi plus de valeur.

Il est important de noter qu’il est possible de se réorienter à la fin du premier semestre ou en fin de première année de licence. Si le bachelier littéraire se rend compte que cette voie ne lui convient, il pourra changer de section et intégrer un IUT ou bien une autre licence par exemple.

La licence LLCE : la littérature étrangère, sous toutes ses formes

Cette deuxième licence de langues se distingue de la filière LEA sur plusieurs points. Tout d’abord, en LLCE, les étudiants vont se focaliser sur une seule et unique langue et concentrer leur apprentissage uniquement sur celle-ci.

Composé à moitié par des bacheliers L, la licence LLCE comporte un côté littérature extrêmement fort. Les enseignements vont tourner autour de tout ce qui compose la langue choisie. Il est donc nécessaire de posséder un très bon niveau dans la langue étudié puisque la majorité des cours ne seront plus enseignés en français.

C’est un cursus assez théorique qui convient bien aux profils littéraires. Littérature, histoire, grammaire, linguistique, romans, poésie, histoire du pays… l’éventail de cours est assez large. Si le temps de cours hebdomadaire est relativement faible, il doit être compensé par un travail à la maison rigoureux et régulier.

Le but de cette formation ? Maitriser de A à Z la langue choisie et connaitre son histoire, ses spécificités et sa culture. À Bac +3, l’étudiant est déjà quasiment un expert sur son pays et possède des qualités linguistiques assez importantes.

Une licence de langue : et après ?

De par leurs différences et leurs spécificités, les licences LEA et LLCE offrent des débouchés aussi différents que le sont leurs programmes.
  • Du côté de la licence LEA :
 
S’il est possible d’intégrer le marché du travail directement après la licence, il est tout de même fortement conseillé de poursuivre en master. Ces masters offrent des spécialisations en import-export, logistique, marketing ou encore traduction spécialisée… La licence étant assez généraliste, ce cycle master servira de spécialisation aux étudiants qui pourront décrocher plus facilement un emploi par la suite.

Envie de devenir professeur de langues en collège ou lycée ? Une poursuite en Master et vous voilà sur la route du CAPES.
  • Pour les diplômés du cursus LLCE :
 
Cette licence est une voie privilégiée pour les concours de l’Éducation Nationale et notamment le CAPES. Via un master, il est possible de viser la voie de l’enseignement.

Si le souhait de devenir traducteur émerge chez un étudiant, il est possible de poursuivre ses études dans des écoles de traducteurs et d’interprètes. Cela à condition d’avoir pris en option une seconde langue vivante, souvent requise pour entrer dans ces établissements.

Cependant, certains débouchés restent plus rares mais sont tout à fait envisageable :
  • Le commerce,
  • La documentation,
  • La communication,
  • La publicité,
  • Le journalisme…