La Licence Sciences de l’Éducation après un Bac L

Guid'Formation | 20.09.2016 à 12h51 Mis à jour le 20.09.2016 à 12h51
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Les sciences de l’éducation font aujourd’hui partie intégrante du paysage de l’enseignement supérieur français. Il est donc naturel de retrouver un nombre toujours plus grand d’universités proposant ce cursus.

Les sciences de l’éducation s’intéressent à la transmission des savoirs, à l’acquisition des connaissances mais également à tout ce qui va concerner l’insertion des jeunes et des adultes. Même si les bacheliers littéraires y sont majoritaires, c’est le profil du candidat et son intérêt pour le domaine qui fera la différence.

Accessible à différents niveaux, ces formations accordent beaucoup d’importance à la personnalité de l’étudiant. Focus.

Une formation qui se veut généraliste

Le principal objectif de cette formation est d’inculquer aux étudiants de solides bases en Sciences Humaines basées sur la pluridisciplinarité. Le plus souvent, les élèves vont se voir proposer le schéma de cours suivant :

Une approche théorique en L1 et L2 :

La discipline va s’appuyer sur de nombreuses matières telles que la psychologie, la philosophie, l’économie, la sociologie… Tout cela va permettre d’étudier les mécanismes d’apprentissage chez l’enfant, le jeune et l’adulte et d’aborder la psychologie du développement. La partie historique est également importante afin de comprendre son évolution à travers le temps.

On comprend donc que l’éducation va être abordée sous toutes ses formes et permettra à l’étudiant d’acquérir les fondements scientifiques de bases des sciences de l’éducation. Le domaine répondant à des enjeux particulièrement importants, notre bachelier doit être réactif et savoir faire face à de multiples situations.

Parmi ces enjeux, on trouvera par exemple les évolutions de la relation entre l’école et le monde du travail, les courants pédagogiques, les développements des apprentissages chez les jeunes adultes… Tout cela devra être mis en perspective via des outils méthodologiques précis et qu’il est important de maitriser : enquêtes, questionnaires, sens aigue de l’observation.

La L3, comme une transition vers la poursuite d’études :

La troisième année sera moins théorique et axée sur un parcours en particulier, choisie selon le projet professionnel de l’étudiant (voir ci-dessous). De plus, certaines universités proposent un stage aux étudiants de L3 pour qu’ils puissent se frotter une première fois au monde du travail.

Ce dernier, souvent d’une courte durée et qualifié d’observation, va permettre à chacun de conforter (ou non) son projet professionnel en se confrontant directement à la réalité du terrain. La pratique prend de plus en plus le pas sur la théorie.
 
Un choix de parcours à ne pas négliger

Après avoir passé deux années à enrichir leurs acquis et à accumuler un bagage de connaissances conséquent, la troisième année du cursus va servir de première spécialisation par l’intermédiaire du choix d’un parcours. Même si cela peut varier d’une université à une autre, chaque étudiant aura le choix entre des parcours similaires.

Mais attention, il est important de ne pas choisir son parcours par défaut ! Cette troisième année va grandement conditionner la poursuite d’études et le futur métier de chacun.

Parmi les parcours les plus empruntés, on va retrouver ceux qui sont orientés vers l’enseignement et l’éducation. D’autres sont axés sur le lien social et l’intervention socio-éducative ou encore la formation pour adultes.

À titre d’exemple, l’Université Lille 3 propose à ses étudiants de troisième année 4 parcours qui couvrent l’ensemble des possibilités post-licence :
  • Enseignement, apprentissages et didactiques,
  • Acteurs éducatifs et vie scolaire,
  • Travail social et promotion de la santé,
  • Formation des adultes.

Les poursuites d’études à envisager

Cette licence offre de nombreuses possibilités pour les diplômés. À condition, le plus souvent, de poursuivre ses études en master. Poursuite qui, rappelons-le, est conditionnée par le choix du parcours d’études durant les derniers semestres.

C’est donc pour cela que les étudiants qui souhaitent devenir CPE, professeur des écoles ou professeur dans le secondaire doivent envisager d’intégrer un master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) pour préparer les concours de l’enseignement (CAPES par exemple).

Une poursuite dans le social est également envisageable pour ceux souhaitant devenir, à terme, animateur socioculturel ou bien éducateur.