Tentez l’aventure dans le domaine des arts après un Bac L

Guid'Formation | 19.09.2016 à 17h19 Mis à jour le 19.09.2016 à 17h19
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L’art est un domaine qui passionne de nombreux étudiants et où de nombreuses formations sont susceptibles de les intéresser. Parfois hésitants à transformer leur passion en une véritable poursuite d’études, les étudiants ont pourtant de belles perspectives d’avenir.

Cursus où les bacheliers L sont largement majoritaires, ces licences mettent tout en œuvre pour que ces derniers se sentent à l’aise et puissent mettre à profit les acquis de la première et de la terminale littéraire.

Coup de projecteur sur 4 licences, touchant aux domaines des arts de différentes façons.

La licence mention arts

C’est une formation qui se distingue de ce qui peut être proposé dans les écoles d’arts. En effet, ici il va s’agir de se concentrer sur l’aspect plus théorique des arts. L’esthétique est également très importante et la part de pratique est moindre.

C’est donc une licence adapté pour les passionnés de design avec le Bac L dans la poche ! Au programme de cette formation, on trouvera des matières aussi variées que complètes qui balayent l’ensemble du monde des arts :
  • Histoire du design sous toutes ses formes ;
  • Étude des techniques de réalisation (dessin, graphisme, volume, logiciels de création) ;
  • Étude des réalisations et des matériaux de fabrication ;
  • Étude des supports de communication ;
  • Réflexion sur les démarches de conception
 
C’est une voie que l’on pourrait qualifier de « royale » pour les littéraires souhaitant se diriger dans l’enseignement. N’étant que peu pratique, la théorie est majoritaire et permet d’assimiler des savoirs, des techniques, des connaissances toujours plus nombreux. Le but étant par la suite que les diplômés transmettent tout cela, à leurs élèves, à leur tour.
 
Cela passera par une poursuite en Master pour préparer les concours de l’enseignement : agrégation, CAPET arts appliqués (pour enseigner dans les lycées technologiques) ou concours de la fonction publique territoriale.

La licence mention arts du spectacle

Attention, cette formation ne mène pas ses élèves sur les planches ou bien devant une caméra. Elle reste assez théorique et a pour but de solidifier les connaissances de chacun dans le domaine du spectacle. L’objectif étant de balayer le domaine de long en large : esthétique, économie, histoire, sociologie, tout y passera.

Les bacheliers littéraires auront l’occasion de découvrir comment se déroule les processus de production (cinématographique ou théâtrale), de réalisation et de diffusion. Au programme également : l’étude des courants, des genres artistiques et des œuvres incontournables (livres, ballets, films, pièces…).

Il est capital d’avoir conscience que les débouchés du secteur sont peu nombreux et qu’il est parfois difficile pour un diplômé de trouver un emploi. Cependant, cela n’est pas impossible surtout si l’on choisit d’effectuer une formation complémentaire (droit, communication, commerce, informatique, édition…) pour accumuler de nouvelles compétences.

Cependant, le côté professionnalisant est présent par l’intervention de professionnels du milieu et les stages qui sont, le plus souvent, obligatoires pour valider sa licence. La licence du domaine des arts du spectacle va donc pouvoir mener à des postes de :
  • Gérant d’une compagnie (danseurs, acteurs) ;
  • Administrateur d’une salle de spectacle ;
  • Producteur de spectacles ;
  • Critique dans un magazine…

La licence mention arts plastiques

S’il y a bien une mention où la passion et la pratique sont capitales : c’est celle-ci ! En effet, pour entrer en licence d’arts plastiques, il est impératif d’exercer, en dehors du cadre scolaire, une discipline artistique. C’est pour cela que ce parcours s’adresse principalement aux bacheliers littéraires option art.

Ici, la théorie et la pratique font jeu égal dans la répartition des cours ! Il est aussi important de maitriser les techniques de fabrication que de comprendre ce que l’on crée et pourquoi on le fait. La pratique plastique va donc côtoyer les techniques d’expression ainsi que l’histoire des pratiques artistiques.

L’enseignement va se composer autour de trois groupes :

Les sciences de l’art : philosophie de l’art, sciences humaines appliquées ;
La pratique des arts : cours pratiques sur « comment construire et fabriquer une œuvre » peu importe sa composition (photo, peinture, gravure, sculpture…) ;
La théorie des arts : études des textes anciens ou actuels sur la création, ses mouvances et ses pratiques.

La poursuite d’études la plus fréquente reste le master ! Ce dernier peut préparer aux concours de l’enseignement (agrégation, CAPES d’arts plastiques, concours de la fonction publique territoriale). Cependant, cette voie n’est pas obligatoire et les diplômés peuvent s’orienter vers les métiers du dessin, de la peinture, de la photographie, de la sculpture… Le but étant toujours de faire de sa passion un métier !

La licence mention histoire de l’art et archéologie

Voilà une licence qui va comporter un aspect  théorique et un autre aspect pratique. La théorie va plus s’appliquer à la partie « histoire de l’art » et la pratique à l’archéologie.

Le bachelier littéraire abordera tous les domaines de l’art (peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs...) dans toutes les époques (antique, médiévale, moderne, contemporaine) et sous tous les angles (historique, esthétique, sociologique, culturel).

À cela va s’ajouter l’étude d’une langue vivante qui est importante au sein de ce cursus. L’élève peut être amené à évoluer dans un contexte international durant sa carrière, ce qui justifie le choix de maintenir l’apprentissage d’au moins une langue étrangère.
Côté pratique : stages, fouilles archéologiques, visites de musées, tout est bon pour former les diplômés. Qui sait si cela ne fera pas naitre des vocations de futurs archéologues, guides-conférenciers, restaurateurs d’œuvres ou chercheurs en histoire de l’art.

Les débouchés étant relativement minces avec ce diplôme, il est recommandé de poursuivre ses études en master (bac +5). Et notamment d’opter pour une double compétence qui permettra de se démarquer de la concurrence : histoire de l’art-sciences humaines ou bien encore droit-histoire de l’art.